Elle a intérêt a être passive, cette baraque !

non, parce que, la, rainurer les bottes de pailles, ça rentre dans le top five des trucs qui m’auront méchamment pété les rouleaux. ( et la liste est disponible en 14 volumes, relié cuir pleine fleur )

c’est long. très long. c’est aussi très poussiéreux, pour les poumons et les yeux et je parle pas des démangeaisons sur mon corps d’athlète musclé de force brute. ( des années d’entraînement au kebab nutella, s’il vous plaît ).

donc, après les 270 bottes découpé, je confirme que le masque respiratoire ( qui tient chaud et démange ) et les lunettes ( qu’il faut passer a la soufflette pour faire partir la buée toutes les 5 min ) est obligatoire.

en gros, bien, bien, chiant et bobo les poignées. mine de rien, on pourrait croire que ça va tout seul, c’est de la paille, hein ?

certes mais, les deux cotés de la botte de paille sont différent en fonction du pliage de la tige dans la botteleuse.

il y a le coté brin de paille coupé, libre, cheveux z’au vent, qui respire et se fait ratiboiser les doigts dans le nez et le coté plié du brin, compressé, plié, qui est convaincu que se prendre un coup de disqueuse dans la tronche n’est pas bon pour son avenir et qui lui, résiste, le fourbe ! et même a la disqueuse et son disque avoyé, ça ne se fait pas tout seul. couplé au vibration, les poignées prennent grave leur mère.

m’enfin, en quatre jour de boulot, j’y aurais mis une bonne gifle.

je pense aussi avoir toutes la paille déchiquetée nécessaire pour les futures enduits terre. on doit en être a pas loin de 5 mètre cube.

ça, c’est le résultat de la pile de gauche sur la précédente photo. soit dans les 50 bottes

on a aussi pris le temps de tester l’entraxe choisi pour les poutre en i, soit 47 cm.

un centimètre de marge, c’est pas énorme mais, ça rentre sans trop forcer. les rainures facilitent bien sur, grandement la chose.

et pour finir, on a investi dans une nouvelle grue. bien plus modeste, il est vrai, mais elle devrait nous faciliter la tache et pas qu’un peu.

voila, demain après midi, je suis en vacance pour 3 semaines et le chantier toiture commence officiellement a partir de lundi. ( ce week end, on déménage béton man )

donc, si vous vous ennuyez, n’hésitez pas, j’ai du boulot pour vous ! :-)

 

Do you waterproof ? because, me, pas vraiment…

beaucoup de pluie et donc peu de boulot, du moins pas autant qu’on aurait voulu…

entre deux averses, on a quand même réussi a torcher les poutres en I du toit. enfin…

il ne reste que les poutres qui iront dans l’angle et que l’on fabriquera après mesure en direct live pour éviter les erreurs.

alors, construire ses poutre en I, ça fait économiser pas mal de thune mais c’est long. quand je pense qu’on a encore toutes celle du plancher… m’enfin, faire ça ou autre chose…

bon, malgré le mauvais temps, un toit, même bâché, permet de bosser quand même.

on a donc remis une couche sur les cloisons. Estelle a commencé a poser le litelage

et la première cloison… ça ressemble tout de suite a quelque chose… non ? il en manque encore ? rhôôô, z’êtes négatif…

a la rubrique recyclage, il y a ce foutoir.

toutes les chutes de poutre en I a re-découper pour pas gâcher et surtout pour fermer les pointes de poutres en i.

et dans la série, j’invente des mots et expressions, il y a les arrêts de paille.

mais, heuuu, c’est quoi donc un arrêt de paille ?  et bien, la paille qui va être insérer dans les poutre en I va bien devoir être arrêté en bas des poutres pour éviter que le gravité fassent son œuvre. je vais donc visser ces fameux arrêt de paille ( marque déposé ) sur les flancs de poutre de chaque coté pour bloquer les bottes. a pas cher et surtout recyclé.

dans l’idée, ça va donner ça.

j’ai aussi fabriqué des échelles de toit. ça sera un peu plus maniable que ma grosse échelle en alu.

j’ai aussi fini de fixer l’échafaudage. j’ai donc découper deux longue perche que je visse a la charpente, ce qui me permet de bien rigidifier l’échafaudage. c’est nickel, ça ne bouge pas d’un poil.

et on a enfin validé notre système de montage des poutres en I sur le toit. ça vaut pas une grue mais ça fera l’affaire…

tout d’abord, les systèmes d’attache. les deux serres joints prennent en sandwich la poutre et ça ne bouge pas. ça, ça roule !

le montage au palan manuel, ça passe aussi.

par contre, il a fallu virer les cordes que j’avais mis en sécurité pour l’échafaudage. elle gênait de trop. de toutes façons, elle n’était pas indispensable, les perches étant suffisantes pour la rigidité.

puis une fois en haut, on l’a fait pivoter pour que ça repose en partie sur le toit.

pas mal, mais pas pratique. on a donc décidé de descendre d’un étage pour que les poutres soit plus dans l’axe de la pente

mieux, n’est t’il point ?

bon, dans l’idée, c’est valable. mais, vu que c’est madame qui va être chargé de s’occuper de cette tache, elle émet quelques objections.

premièrement, on va sûrement investir dans un treuil électrique car madame ne se voit pas tenir la poutre, la faire pivoter, et la diriger, le tout sur un échafaudage qui représente un endroit tout a fait saugrenu au regard de son vertige légendaire. bon, il est vrai que madame chipote, je ne vois vraiment pas ce qu’il y a de problématique, la dedans… non, mais, franchement…

deuxièmement, il va falloir prévoir un système de traction de la poutre. une fois de plus madame fait la moue car elle n’envisage pas de pousser la poutre sur le toit. rhôôô, moi, je dis que c’est vraiment de la mauvaise volonté.

donc, va falloir cogiter pour trouver l’astuce qui permettra de tirer par le haut la poutre avant de la fixer. un treuil de bateau est dans les cartons mais reste a lui bricoler un support facilement déplaçable sur le toit. enfin, voila, ça devrait le faire mais ça risque d’être sportif.

et pour finir, je me suis lancé dans la passionnante aventure de la découpe des encoches de botte de paille. et la, je présage que ça va être méchamment long.

pour rappel, les bottes vont être inséré dans les poutres qui font la hauteur des bottes de paille ( 36 cm ). on a fait ce choix pour éviter une épaisseur de toit qui est déjà conséquente. on gagne 10 cm de haut. mais la contrepartie est qu’il faut creuser une rainure sur les quatre cotés de la botte pour qu’elle passe les coins de membrure des poutre.

on a essayé plusieurs technique pour faire ces rainures.

la tronçonneuse, efficace mais en version thermique, c’est quand même dangereux avec de la chiquette de paille a proximité. ça serait ballot de foutre le feu, non ?

en version électrique, ça doit être valable mais de toutes façons, c’est difficile de faire une rainure régulière.

le taille haie casse pas des briques. ça marche mais je doute qu’il survive a une utilisation prolongée. par contre, la rainure est plus régulière.

la grosse disqueuse marche bien mais bien trop lourde pour une utilisation prolongée.

and the winner is: la petite disqueuse avec un disque a rainurer que j’ai avoyé a la barbare pour que ce soit plus efficace

l’avantage est que c’est léger ( m’enfin, après quelques heures, c’est très relatif ) et que le disque est au bon diamètre pour faire un rainure régulière et a la bonne taille.

par contre, le masque et les lunettes sont indispensable.

et ça donne ça :

voila, y a plus qu’a espérer que ma disqueuse survivent aux 360 bottes que je dois découper… oui, oui, 360… oui, je suis motivé, non, j’ai pas le choix… et puis comme ça, j’ai déjà ma paille broyé pour mes enduits. recyclage, recyclage…

allez, le grand week end prochain, j’essaye de mettre une grosse gifle aux bottes de pailles et on voit pour améliorer notre système de levage des poutres.

et dans deux semaines, FIGHT !

 

 

 

 

 

Une scie circulaire sachant scier, doit savoir scier sans faire scier.

y a pas a tortiller, je regrette pas le prix exorbitant que m’a coûté ma circulaire. Une journée de découpe d’OSB et elle en rigole encore.

dans ce tas se cachent tout le nécessaire pour les poutres en I du plancher.

et après avoir découpé de quoi faire les rives du toit qui seront recouverte de zinc

je me suis attaqué a la découpe du fond des poutres sur lequel va reposer les bottes de paille. visible sur la droite. le gros tas a coté, c’est ce qu’il reste a découper…

pour la découpe, j’ai écouté mon dos… vu qu’entre le boulot alimentaire qui a bien repris et la fabrication des poutres qui oblige a être plus ou moins penché, je morfle pas mal en ce moment.

je me suis donc fait une aire de découpe surélevé. et malgré une journée de boulot, nickel. pas de bobo. vous noterez qu’une fois de plus, la suprématie de la palette a encore frappé. ça sert vraiment a tout sur un chantier.

en passant, sans ma festool et son rail de la mort qui tue, c’est même pas la peine de tenter de découper tout ça. d’ailleurs a part, une scie a panneau, je vois pas trop comment faire un boulot équivalent.

ça, c’était samedi. aujourd’hui, repos pour la circulaire et les oreilles des voisins. et vu l’humidité ambiante, on s’est remis sur les cloisons de l’étage. et on a presque fini de poser tous les montants.

voila, cette semaine, si ça se décide a arrêter de flotter, on remet le couvert sur les poutres en I. il en reste plus qu’une dizaine pour le toit. ça devrait être bon pour le début de chantier mais j’aurais bien aimé avoir quelques poutres du plancher pour avancer, des fois qu’on torche le toit plus rapidement que prévu ( et si ma tante en avait, elle s’appellerait mon oncle :-) )

 

Un chantier bien préparé est un chantier qui va pulser !

donc, on prépare, on range, réfléchit a la meilleur méthode de travail pour ne pas perdre de temps et surtout ne pas se faire suer.

j’ai posé la lisse basse pour faire de la place sous la maison et surtout ne pas avoir a le faire dans le feu de l’action.

il faut encore qu’on vérifie les niveaux pour la forme mais dans l’idée, ça devrait le faire.

je me tâte a y passer un coup de xylophene par sécurité… c’est pas top comme produit mais comme je ne pourrais plus y intervenir par la suite, je vais peut être pas prendre de risque.

sinon, on a reçu l’OSB4 pour les poutre en I du plancher. pourquoi OSB4 ? car il est plus costaud et hydrofuge.

je l’ai préféré au 3 pour le coté, plus costaud car on a des portées plus importante que pour le toit mais aussi pour les éventuelles remontées d’humidité du sol, ça pourrait aussi, être utile.

y a plus qu’a découper ce tas, plus le gros derrière, bâché. ça va être passionnant… je sens que mon dos va encore me remercier…

dans le genre boulot passionnant, le rabotage de l’osb pour casser l’angle…

une demi journée pour raboter les quatre cotés de chaque planche et une épaule fatiguée par des gestes, a peine répétitif. heureusement que les lecteur MP3 existe pour faire passer le temps…

parallèlement a tout ça, on continue les poutres en I. on commence a bien prendre le coup avec ma douce et ça fume grave ! le week end, on arrive a torcher 8 poutres par jour, séchage compris.

voila, c’est tout pour cette fois et cette semaine, même punition.

 

 

 

 

 

 

Une bonne nouvelle pour les maisons paille

et oui, la SHON-SHOB, c’est fini !

pour faire simple, la shob etait calculé sur toutes les surfaces construite et la shon était la surface déclaré sur son permis de construire, une fois déduit, le garage, les combles, grenier etc… toutes les surfaces non habitable ( je simplifie… )

et pourquoi, que c’est bien que ça disparaisse ? et bien, ça pénalisait les maisons paille ou du moins, les maisons possédant une bonne isolation, qui est en général épaisse.

le calcul était fait a partir du mur extérieur, soit pour notre construction environ 25 m² déclaré, d’épaisseur de mur, forcement non habitable… donc, des impôts plus important pour rien…

avec cette nouvelle reforme, le calcul se ferait sur l’intérieur des murs. on peut donc avoir des murs d’un mètre sans que ça pose de problème.

allez pour avoir le topo complet, ça se passe ici: http://www.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=25290

de mon coté, il faut que je renseigne en mairie, si je peux modifier tout ça sur notre permis de construire. ça pourrait nous économiser quelques sous, mine de rien…